Le burn-out des entrepreneurs

Le burn-out des entrepreneurs

L’entrepreneuriat, quelle aventure ! Une aventure souvent perçue comme une bouffée d’air frais en comparaison au salariat. Entreprendre, c’est dire au revoir au burn-out et au surmenage du monde du salariat.

Mais est-ce si vrai que ça ? Si simple que ça ?

C’est vrai, une fois à son compte, on devient son propre patron ou sa propre patronne. On devient libre de gérer son emploi du temps et son entreprise comme on le souhaite. 

Mais on devient aussi responsable, 100% responsable.

Entreprendre vient avec son lot de difficultés, et le burn-out qu’on voulait tant fuir n’est finalement pas si effacé que ça. 

Dans cet article, on vous explique tout sur ce phénomène que l’on croyait réservé au salariat, et comment s’en défaire !

Qu’est-ce que le burn-out ? [Définition]

Le burn-out est un état de surmenage psychologique et psychique ayant des conséquences physiques réelles.

Cela peut se traduire par des états dépressifs, mais aussi par des états de fatigue chronique, des crises d’urticaire, des malaises vagaux, et j’en passe.

Bref, il s’agit d’un moment où le corps et l’esprit hurlent STOP.

Le burn-out, c’est le corps et l’esprit qui s’allient pour nous rappeler que notre bien-être et notre santé mentale sont prioritaires sur tout. Et qu’il est temps d’agir pour nourrir activement ce bien-être.

 

Le burn-out de l’entrepreneur, ça ressemble à quoi ?

Se lancer à son compte est un choix courageux pour nourrir son épanouissement personnel et professionnel. 

On prend conscience que l’on est capable d’accomplir de grandes choses par nous-mêmes, et on perçoit rapidement notre utilité auprès de nos clients, et parfois même au sein de la Société. 

Les aspects positifs de l’entrepreneuriat sont multiples : 

  • Pouvoir adapter ses heures de travail
  • Travailler pour soi
  • Défendre une cause qui nous est chère

Et j’en passe ! 

Mais il y a une chose que l’on a tendance à survoler dans l’entrepreneuriat : travailler à son compte, pour son entreprise, demande un investissement émotionnel, temporel et physique encore plus grand que le salariat.

Au premier abord, cela peut être dur à croire, mais en réalité, c’est totalement logique. On aime tellement ce que l’on fait, qu’il n’y a plus de barrière entre temps de travail et temps de loisir. On est passionné, motivé et déterminé. On donne tout ce que l’on a pour que le projet réussisse et soit la meilleure version de lui-même.

Tu t’identifies à ça ? Tu es au bon endroit !

S’ensuit donc des journées de travail qui n’en finissent pas, que l’on ne voit pas réellement comme pénibles tant on apprécie ce que l’on fait. 

Et lorsqu’on ne travaille pas, on pense à des manières d’améliorer ses compétences, de nouvelles idées surgissent et de nouvelles envies se créent. Vous voyez la boucle infernale ?

Mais vous me direz, être bosseur ou bosseuse est une bonne qualité, alors comment en arrive-t-on au burn-out ? 

Le burn-out est presque toujours le résultat de périodes de stress, que l'on peut regrouper en trois étapes :

  • Le stress dit “de tous les jours” : Des moments de stress qui ne dépassent pas une dizaine de minutes par jour et le corps revient facilement à la normale. 
  • Le stress intense : des périodes de stress intense qui laissent des séquelles (difficultés à digérer, troubles du sommeil, crampes, palpitations, transpirations…) 
  • Le Burn-Out : ce n’est plus une période mais une constante. Le retour à la normale est long et difficile. 

 

Pour mieux visualiser ces trois étapes, voici une petite scène imagée : 

- Étape une : une personne marche, s’arrête pour voir un trou, mais continue son chemin. 

- Étape deux : la personne a failli tomber dans le trou mais se rattrape au dernier moment, puis continue son chemin. 

- Étape trois : la personne manque totalement le trou et tombe en plein dedans. 

Le trou représente les signaux que votre corps vous envoie. Si vous l’écoutez, vous ne tomberez pas dedans, mais si vous l’ignorez complètement, il n’aura pas d’autre choix que d’employer la manière forte. 

Maintenant que l’on comprend un peu mieux ce burn-out des entrepreneurs, passons à notre guide pour l’éviter et surtout, s’en défaire. 

 

Écouter son corps et son bien-être

Comme nous l’avons dit juste avant, notre corps nous parle, et il nous hurle dessus si on ne l’écoute pas. 

Après avoir essayé à plusieurs reprises de nous avertir par quelques incidents par-ci et par-là, il passe à la vitesse supérieure pour bien nous réveiller. 

Technique brutale, mais bien nécessaire. Comment aurions-nous été conscient du problème autrement ? 

Alors avant d’en arriver au burn-out, écoutez bien les signaux que votre corps vous envoie : fatigue, maux de tête, soudaine maladie etc. 

Il est important ici est de comprendre que si vous ne prenez pas soin de votre corps et de votre bien-être, vous ne pourrez être au top de votre forme sur le long terme. 

Comment être productif et dans le succès sur le long terme si derrière, votre bien-être est négligé ? Il est temps de faire de soi une priorité, vous en avez besoin, et votre business aussi ! 

Le travail, bien que gratifiant, n’est pas l’unique source possible de satisfaction. 

Reconnectez-vous à l’enfant qui est en vous. Quels sont les loisirs qui ne vous apportent rien d’autre que du bonheur ? Car après tout, c’est en étant tranquille et reposé que l’on est le plus créatif, joyeux, et finalement… Productif. 

 

Pour finir cet article en beauté, voici nos 4 piliers non-négligeables pour un travail plus sain et serein : 

  1. Déléguer : vous ne pourrez pas tout faire vous-même. Humainement parlant, c’est impossible mais surtout, le résultat sera d’autant plus qualitatif si vous vous concentrez sur une tâche (et donc votre expertise)
  2. Demander de l’aide : si vous ne vous sentez pas au top de votre forme, n’hésitez pas à en parler à des proches ou à un spécialiste (psychologue). Vous n’êtes ni le premier, ni le dernier à vivre cela. Discuter vous fera le plus grand bien, trust me.
  3. Accepter ses limites : Il faut faire la paix avec le fait que vous ne pouvez pas être sur tous les champs de bataille à la fois. Il faut savoir se ménager et prendre du recul afin de mieux briller. Comme le dit le proverbe : “qui veut aller loin, ménage sa monture” 
  4. Séparer sa vie pro et sa vie perso : il est primordial de consacrer du temps, beaucoup de temps, à sa vie personnelle. Profiter de ses proches, entretenir sa vie sociale et couper avec le travail. Cela vous permettra de vous aérer l’esprit et d’être bien frais pour la reprise, et surtout d’éviter le burn-out. Prenez du temps pour vous. 

Il faut donc bien garder en tête que sa santé, mentale comme physique, est une chose à chérir. Sans elles, nous ne pourrions rien faire. Et pour cela, il faut ouvrir les yeux sur une réalité : la vie n’est pas que boulot-dodo. Il faut apprendre à se faire plaisir et à profiter de ce qui nous entoure, sans que cela ait un lien avec le travail. 

C’est donc gagnant-gagnant : vous serez épanoui, heureux et cela vous permettra d’être mieux productif (et non pas plus), au top de votre forme et surtout, plus créatif. 

 

Article écrit par : M&C ASSOCIES et thinkwithfarah